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Dépistage urinaire des stupéfiants : interférence entre acide niflumique et cannabis

Boucher et al., Archives de Pédiatrie, 2009
  • Auteurs : A. Boucher, P. Vilette, N. Crassard, N. Bernard, J. Descotes
  • Résumé : Nous décrivons un cas d’interférence analytique entre cannabis et acide niflumique qui a donné lieu à un dépistage faussement positif chez une fillette âgée de 3 ans.
    • Observation : L’enfant était hospitalisée pour des troubles du comportement inexpliqués. Le seul élément notable était un traitement médicamenteux comprenant notamment des suppositoires d’acide niflumique, débuté 5 jours avant l’hospitalisation. Le bilan toxicologique initial montrait un dépistage urinaire positif aux cannabinoïdes, résultat que réfutaient les parents. Le laboratoire procédait à une nouvelle analyse sur le même échantillon par technique chromatographique, et confirmait l’absence de tout dérivé de cannabis dans les urines, mais identifiait formellement la présence d’acide niflumique.
    • Commentaires : L’immuno-analyse des toxiques urinaires comporte des limites qu’il est indispensable de connaître. Le risque de faux positifs en cas de recherche urinaire de cannabis chez des patients traités par acide niflumique est réel, bien que rarement rapporté. Tous les tests courants de dépistage du cannabis ne sont pas concernés par cette interférence mal expliquée. En revanche, à l’exception des présentations transcutanées, toutes les formes galéniques d’acide niflumique sont impliquées. En raison de l’usage répandu de cet anti-inflammatoire non stéroïdien, en particulier en pédiatrie, il est important de connaître cette possible interférence, afin d’éviter des interprétations erronées, lourdes de conséquences pour l’enfant et sa famille.
  • Référence : Archives de Pédiatrie 2009 ;16:1457-1460
  • Liens :
    • Résumé sur PubMed
    • Texte intégral sur addictovigilance.fr + (accès restreint aux seuls Centres d’Addictovigilance)